Code Braille Français Uniformisé (CBFU)


Code Braille Français Uniformisé
pour la transcription des textes imprimés
(CBFU)



Introduction

Le 7 juin 2001 était signé à Casablanca un Accord de coopération pour une uniformisation du braille français entre des représentants de l’Afrique francophone, de la Belgique, de la France, de la Suisse et du Québec. Ce texte prévoit trois grandes étapes :

  • l’uniformisation des symboles braille,
  • l’élaboration d’une table braille informatique à huit points et à six points,
  • une réflexion sur la pertinence d’une réforme de l’Abrégé Orthographique Étendu de 1955, suivie d’une proposition de réforme.

En 2006, après quatre ans de travaux, la première édition du Code de transcription en braille des textes imprimés voyait le jour en France. Elle comportait deux parties : « Le code braille de base » et « Les règles complémentaires ». Le groupe d’experts a poursuivi ses travaux relatifs à la rédaction d’une troisième partie qui complète ce Code, intitulée « Présentation des textes en braille ». À l’occasion de la mise à jour de cet ouvrage, quelques correctifs mineurs et de légers remaniements ont aussi été apportés aux deux premières parties.

Les trois parties du Code sont contenues dans un seul document imprimé, tandis que l’édition braille comprend deux volumes – transcrits en braille intégral.

Pour des raisons de particularisme linguistique et de respect d’usages locaux, notamment dans le choix des exemples qui illustrent les règles du Code, il a été convenu entre les coordinateurs de l’Accord de coopération de 2001 de procéder à l’édition de deux documents distincts : le présent document, dit « international », publié par la Commission Évolution du Braille Français (CEBF), au sein de laquelle sont représentées l’Afrique francophone, la Belgique, la France et la Suisse, et un document spécifiquement québécois. Seules des différences de forme existent entre ces deux documents, tandis que les tableaux des symboles braille et les règles qui régissent leur emploi sont communs.

Dans sa séance plénière du 3 octobre 2008, la Commission Évolution du Braille Français (CEBF) a adopté à l'unanimité la version définitive du "Code braille français uniformisé pour la transcription des textes imprimés".

Il est à noter que, en France, l’arrêté du 17 août 2006 (publié au Bulletin Officiel du Ministère de la Santé et des Solidarités n° 2006/9 du 15 octobre 2006) stipule que le présent Code est applicable à l'ensemble de la production braille au plan national.

Outre la version électronique de cet ouvrage téléchargeable sur les sites web de l'association Valentin Haüy et de l'INJA, le même document "papier" imprimé en caractères ordinaires et en braille peut être obtenu auprès du Service Imprimerie de l'association Valentin Haüy ainsi que du Département Transcription et Édition Adaptée de l'Institut National des Jeunes Aveugles, au prix unitaire de 15 €, quelle que soit l'édition.



Conclusion

Le groupe international d'experts se félicite de l'aboutissement des travaux d'uniformisation du code braille "général" et du code braille informatique. Il se réjouit du fait que le nouveau Code Braille Français Uniformisé (CBFU) est désormais appliqué dans l'ensemble de la francophonie. Il tient à remercier toutes les instances décisionnaires qui ont compris l'enjeu de cette uniformisation et qui ont aidé à son adoption au sein des pays concernés.

Deux des trois chantiers prévus par l'Accord de coopération de 2001 sont clos, le troisième est en projet : il s'agit de "mener une réflexion approfondie sur la pertinence d'une réforme du braille abrégé de 1955" et de "proposer une réforme" (titre 1.6 de l'Accord susmentionné).

En attendant l'issue de ces travaux (qui nécessiteront probablement plusieurs années), le "Code Braille Français Uniformisé" de 2008, d'une part, et l'"Abrégé Orthographique Étendu" de 1955, d'autre part, s'appliquent dans tous les pays francophones sans distinction.

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Remarque : la reproduction du document par photocopie ou impression risque d'altérer les couleurs utilisées dans certains exemples, nuisant ainsi à leur bonne compréhension.