Lettre d'information VALENTIN-HAUY-INFOS
N° 2010-10, 16 juin 2010

 

Le précédent bulletin est paru le : 28 mai 2010

 

Si ce message ne s’affiche pas correctement, cliquez sur :

http://www.avh.asso.fr/rubriques/newsletter/vhi.htm

 

N'hésitez pas à faire connaître cette lettre d'information électronique. Pour s'y abonner, envoyer un message à l'adresse:

valentin-hauy-infos-abonnement@yahoogroupes.fr

 

 

Sommaire de ce numéro

 

Technologie en ligne : le site du CERTAM

Notre serveur vocal rajeunit !

A LA UNE sur notre site : L'Association Valentin Haüy soutient la recherche en ophtalmologie

Prestation de compensation pour les plus de 60 ans : La CFPSAA demande au Gouvernement d'appliquer la loi

OFFRE D’EMPLOI FORMATEUR EN FRANÇAIS

OFFRE D’EMPLOI FORMATEUR EN ANGLAIS

Médiathèque Valentin Haüy Reprise progressive de nos activités

Les coups de coeur des lecteurs et des bibliothécaires de la médiathèque de l’AVH - Juin 2010

Séjour en montagne en mars 2011

ARTE a changé de fréquence TNT depuis le 8 Juin 2010

Fiche d’évaluation du CERTAM : Le bloc-notes braille Apex BT 32

À l'écoute du braille

 


Technologie en ligne : le site du CERTAM

 

 

Le CERTAM (Centre d’Évaluation et de Recherche sur les Technologies pour les Aveugles et les Malvoyants) est, comme son nom l’indique, un centre expert d’évaluation des produits de haute technologie adaptés à la déficience visuelle. Créé en 2008 en son sein par l’Association Valentin Haüy, il a atteint l’âge de la maturité et s’affiche aujourd’hui sur le Web. 

 

Tester, évaluer, comparer

Le CERTAM a pour vocation de tester les aides techniques existant actuellement sur le marché, d’en évaluer l’utilité, la fiabilité, la souplesse d’utilisation, d’effectuer des essais comparatifs et d’en publier les résultats. Ce travail d’expert s’accompagne du développement d’une base de données informatisée répertoriant les constructeurs et distributeurs d’aides techniques, ainsi que les produits - logiciels et matériels - dédiés aux personnes déficientes visuelles.

 

Diffuser l’information

Le Centre diffuse régulièrement des fiches d’évaluation dans la lettre d’information électronique de l’AVH et dans le magazine « Le Louis Braille ».

Mais pour atteindre tous les publics concernés par son domaine de compétence - en particulier les acheteurs potentiels, professionnels du handicap visuel, de même que les organismes chargés du financement des aides techniques (MDPH*, CNSA, AGEFIPH, FIPHFP, Caisses d’Assurance Maladie…) -, le CERTAM se devait d’offrir un site Web aisément consultable, répondant aux normes d’accessibilité en vigueur et aussi intuitif que possible.

C’est désormais le cas depuis le 4 juin 2010 !

Sur www.certam-avh.com  vous trouverez toutes les fiches d’évaluation à mesure de leur première publication ou de leur mise à jour, ainsi que de nombreuses ressources sur les technologies d’assistance pour personnes non ou malvoyantes (liste de distributeurs spécialisés, accessibilité du Web, téléchargement de logiciels et utilitaires) et bien d’autres choses encore !

 

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Notre serveur vocal rajeunit !

 

Une version totalement rénovée du serveur vocal vient d’être mise en ligne. Le numéro d’appel, inchangé : 01 44 49 27 49 (prix d’un appel téléphonique ordinaire), permet d’accéder aux différentes rubriques (médiathèque, matériel spécialisé, audiovision, culture-loisirs-sports, séjours de vacances, adresses….) dans une architecture optimisée et avec une meilleure ergonomie.

Afin de recueillir les avis des utilisateurs, une enquête téléphonique est provisoirement proposée dans le message d’accueil du serveur. Nous engageons ceux d’entre vous qui sont des usagers du serveur à y répondre. Merci d’avance.

Vos remarques et suggestions sont également les bienvenues auprès du Service Communication : Michèle Brehm, serveurvocal@avh.asso.fr  ou Brian Edmonds : b.edmonds@avh.asso.fr

 

Nouveau menu du serveur

1 : les dernières infos

2 : les films audiodécrits

3 : culture, loisirs et sports

4 : les séjours adaptés

5 : la médiathèque

6 : le matériel spécialisé

7 : nos services

8 : le siège rue Duroc à Paris

9 : les adresses utiles

 

 

Les raccourcis

# (dièse) : revenir au menu principal

8 : passer au message suivant

9 : réécouter un message

 

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A LA UNE sur notre site :
L'Association Valentin Haüy soutient la recherche en ophtalmologie

 

Publié le 9 Juin 2010

 

http://www.avh.asso.fr/rubriques/actualites/actualites.php?var=titre&infos=564

 

 

L'AVH et l'Association RETINA France ont signé un accord afin d'unir leurs efforts dans le domaine de la recherche en ophtalmologie. Depuis plus de 20 ans RETINA France consacre l'essentiel de ses ressources au financement de la recherche sur les maladies cécitantes. Bénéficiant de son expérience en matière d'appel à projets de recherche, l'AVH participe désormais au Comité Scientifique de RETINA France, présidé par le Pr Jean-Louis Dufier, chef du Service d'Ophtalmologie de l'Hôpital Necker-Enfants Malades à Paris. Lors du dernier Comité Scientifique, le 10 avril, 34 projets ont été examinés et une vingtaine ont été présélectionnés.

 

L'AVH a choisi de financer le projet soumis par l'équipe INSERM de Toulouse. Ce projet piloté par le Dr Le Bouteiller de l'Hôpital Purpan Toulouse fait l'objet d'un partenariat entre l'équipe du Pr Malecaze de l'Université de Toulouse et celle du Pr Foidart de l'Université de Liège.

 

Il concerne la mise au point d'un anticorps destiné à prévenir le développement de la néo-vascularisation de la cornée, cause importante d'altération de la vision, voire de cécité.

 

 

 

Résumé du projet de l'équipe P. Le Bouteiller, INSERM U563, Toulouse

 

 

L'apparition de vaisseaux anormaux dans la cornée humaine par suite d'une infection virale ou de brûlures accidentelles peut avoir des conséquences très graves entraînant une diminution voire une perte de la vision. La formation de nouveaux vaisseaux peut également être une cause de rejet de greffes de cornée.

 

Les traitements classiquement utilisés pour diminuer cette pathologie sont les corticoïdes qui peuvent en eux-mêmes avoir des effets secondaires importants et ne bloquent jamais complètement le processus de vascularisation. Il est donc nécessaire de trouver des thérapies alternatives, plus efficaces et mieux ciblées. Notre laboratoire a développé un nouvel outil thérapeutique innovant appelé "anticorps monoclonal" qui cible spécifiquement les vaisseaux anormaux (néovaisseaux) en les détruisant alors qu'il ne touche pas aux vaisseaux normaux.

 

Des expériences préliminaires utilisant un modèle de cornée de lapin a démontré que cet anticorps bloquait en grande partie les néovaisseaux cornéens induits expérimentalement. Avant de pouvoir utiliser cet anticorps chez l'homme, il faut confirmer ces premiers résultats sur un plus grand nombre de cornées de lapins mais également en utilisant une autre espèce animale (souris). C'est le but du projet qui comparera l'efficacité thérapeutique de plusieurs formes du même anticorps (en particulier une forme dite "humanisée") pour choisir celle qui sera la plus efficace et à quelles doses. Nous testerons également si cet anticorps passe dans la circulation sanguine et si l'injection de cet anticorps dans la cornée ne provoque pas d'inflammation locale et si oui, quelles sont les cellules inflammatoires recrutées localement qui en sont la cause.

 

Enfin, nous comparerons l'efficacité thérapeutique de ce nouvel anticorps avec un autre anticorps (Avastin) déjà utilisé chez l'homme pour traiter la dégénérescence maculaire.

 

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Prestation de compensation pour les plus de 60 ans :
La CFPSAA demande au Gouvernement d'appliquer la loi

 

Publié sur notre site le 04 Mai 2010, rubrique Actualité

http://www.avh.asso.fr/rubriques/actualites/actualites.php?var=flash&infos=559

 

 

La Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA, précédemment CNPSAA) vient d'adresser au Premier Ministre une demande officielle visant à tirer les conséquences des dispositions de l'article 13 de la loi du 11 février 2005 qui prévoit que dans un délai de 5 ans à compter de la prorogation de cette loi les dispositions de la loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d'âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées.

 

Au vu de la rédaction impérative de ce texte et du fait qu'aucune loi postérieure n'est venue proroger ce délai, la CFPSAA considère que les dispositions légales et réglementaires qui imposent une condition d'âge (moins de 60 ans) pour les adultes handicapés qui demandent une prestation de compensation ne sont plus opposables.

 

La CFPSAA a donc demandé au Premier Ministre de retirer le décret qui avait fixé cette condition d'âge à 60 ans, considérant qu'il n'est plus conforme à la loi.

 

Par ailleurs, le CFPSAA invite tous ses adhérents devenus handicapés visuels après l'âge de 60 ans, à formuler auprès des MDPH des demandes de Prestation de Compensation du Handicap. Il les assure de son soutien et d'un accompagnement contentieux contre les refus qui leurs seront opposés.

 

Par ces actions, la CFPSAA entend mettre le Gouvernement devant ses responsabilités face aux engagements extrêmement fermes qui avaient été pris par ses soins en 2005 sur la fin des discriminations liées à l'âge pour les personnes adultes handicapées.

 

La CFPSAA, au-delà du handicap visuel, invite toutes les associations à venir le rejoindre dans ce combat légitime.

 

 

Philippe Chazal
Président de la CFPSAA
presidence@cnpsaa.fr

 

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OFFRE D’EMPLOI
FORMATEUR EN FRANÇAIS

 

Le Centre de Formation et de Rééducation Professionnelle de l'Association Valentin Haüy (Paris 7ème) recherche un formateur spécialisé (homme / femme) pour enseigner à des personnes déficientes visuelles, à compter de septembre 2010.

 

Mission :

 

Sous l’autorité de la Directrice de formation des sections pré-professionnelles et tertiaires, le formateur aura en charge l’enseignement de la langue française (expression écrite et orale, culture générale…) à des groupes de 8 à 10 stagiaires adultes.

 

Profil :

- Diplôme lettres modernes (minimum Bac +3) ou CAPA SH souhaité avec une

expérience dans le domaine de la formation pour adultes.

- Accompagnement et guidance des stagiaires dans leur parcours de formation.

- Intérêt pour le travail en équipe pluridisciplinaire.

- Intégration des spécificités de la déficience visuelle dans l’action pédagogique.

- Prise en compte des apports des aides matérielles et techniques et notamment de

l’outil informatique.

- Utilisation et conception de supports pédagogiques adaptés.

- Réalisation des évaluations d’acquis de formation et/ou professionnels.

- Préparation et/ou participation à la validation d’une formation ou d’un titre reconnu.

 

Le poste est à pourvoir en contrat à durée indéterminée à compter de septembre 2010 à raison de 440 h annuelles, soit 11 h hebdomadaires.

 

Les candidatures accompagnées d'un CV et d’une lettre de motivation sont à adresser à Monsieur le Directeur du CFRP, 5 rue Duroc 75343 PARIS CEDEX 07 ou par courriel à : r.lucas@cfrp-avh.fr - avant le 28 juin 2010.

 

 

OFFRE D’EMPLOI
FORMATEUR EN ANGLAIS

 

Le Centre de Formation et de Rééducation Professionnelle de l'Association Valentin Haüy (Paris 7ème) recherche un formateur en anglais (homme / femme) pour enseigner à des personnes déficientes visuelles, à compter de septembre 2010.

 

Mission :

 

Sous l’autorité de la Directrice de formation des sections pré-professionnelles et tertiaires, le formateur aura en charge l’initiation aux bases de la langue anglaise, de groupes de 8 à 10 stagiaires adultes.

 

Profil :

 

- Diplôme d’anglais (minimum Bac +3) ou CAPA SH souhaité avec une expérience

dans le domaine de la formation pour adultes.

- Accompagnement et guidance des stagiaires dans leur parcours de formation.

- Intérêt pour le travail en équipe pluridisciplinaire.

- Intégration des spécificités de la déficience visuelle dans l’action pédagogique.

- Prise en compte des apports des aides matérielles et techniques et notamment de

l’outil informatique.

- Utilisation et conception de supports pédagogiques adaptés.

- Réalisation des évaluations d’acquis de formation et/ou professionnels.

- Préparation et/ou participation à la validation d’une formation ou d’un titre reconnu.

 

Le poste est à pourvoir en contrat à durée indéterminée à compter de septembre 2010 à raison de 360 h annuelles, soit 9 h hebdomadaires.

 

Les candidatures accompagnées d'un CV et d’une lettre de motivation sont à adresser à Monsieur le Directeur du CFRP, 5 rue Duroc 75343 PARIS CEDEX 07 ou par courriel à : r.lucas@cfrp-avh.fr - avant le 28 juin 2010.

 

 

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Médiathèque Valentin Haüy
Reprise progressive de nos activités

 

Suite à l’incendie survenu mardi 9 février à la médiathèque de l’Association Valentin Haüy, voici quelques informations sur la reprise progressive de nos activités.

 

L'ensemble des services de prêt par correspondance fonctionne maintenant comme avant l'incendie.

 

Nous pouvons vous envoyer, en fonction de leur disponibilité, les titres que vous choisissez dans nos collections en audio daisy, en vidéo, en gros caractères ou en braille, ainsi que des partitions braille. 

Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver la présentation de nos nouveautés dans les encarts du Louis Braille. Des descriptifs plus détaillés ainsi que les coups de cœur des bibliothécaires sont disponibles sur notre site Internet, sur notre serveur vocal ou sur la lettre d’information Vh-infos.

 

Le service a été plus long à remettre en route pour les collections braille en raison de la masse importante de documents qu'il a fallu nettoyer après l'incendie.

 

Ce travail est aujourd'hui terminé et à l'exception de quelques dizaines de titres qui se trouvaient très près des flammes, nous avons pu récupérer tous nos documents.

 

A notre grand regret nous sommes toujours dans l'impossibilité de vous accueillir sur place. Les espaces accessibles au public vont nécessiter de longs travaux.

 

Nous sommes conscients de la grande gêne occasionnée par ces événements. Nous continuons à travailler pour remettre en marche le plus vite possible l'ensemble des services

 

Nous vous donnerons plus d'informations quand la situation évoluera.

 

Pour toute demande de renseignement par email merci d’écrire à : bibliotheque@avh.asso.fr.

 

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Les coups de coeur des lecteurs et des bibliothécaires de la médiathèque de l’AVH - Juin 2010

 

Romans au format Daisy

Jelinek, Elfriede : La pianiste (Jacqueline Chambon ; 2001, traduit de l’allemand)

Résumé : Le roman musical et terrible d'une musicienne en proie aux démons de la sexualité.

 

Un livre particulièrement dérangeant !

Dans une Autriche conservatrice, une professeur de piano cache, sous un verni de bonnes manières, une folie de plus en plus envahissante. L’ensemble du roman possède une force qui ne peut laisser indifférent. Toutefois j’ai trouvé certaines scènes difficilement soutenables !

Luc

Daisy : 10 h 31 mn.

 

Mahany, Habiba : Kiffer sa race (Lattès ; 2008)

Résumé : Le quotidien mouvementé de Sabrina, jeune lycéenne de 16 ans, habitant une cité d'Argenteuil.

 

Le regard de Sabrina ne sombre jamais dans la caricature, ce qui fait de ce roman un agréable moment de détente. Sa lucidité croissante nous donne parfois à réfléchir ou à sourire.

Céline

Daisy : 03 h 47 mn.

 

Shafak, Elif : La bâtarde d’Istanbul (Phébus ; 2007, traduit du turc)

Résumé : L’histoire de deux familles à la fin du XXe siècle. La première est turque et vit à Istanbul ; la seconde est arménienne et s’est installée à San Francisco après le génocide. Leurs histoires devaient se croiser.

 

Lorsqu’une américaine d’origine arménienne s’invite dans une famille turque, cela peut faire des étincelles. Surtout si cette famille est composée uniquement de femmes toutes aussi excentriques les unes que les autres.

Ce livre est très rafraîchissant et dépaysant. Je n’ai pas pu le lâcher avant de l’avoir terminé.

Cloé

La Turquie et l'Arménie, deux territoires, deux peuples si proches et pourtant... l'histoire en a décidé autrement.

Presque un siècle après le génocide, les rancoeurs sont toujours palpables notamment chez les exilés et malgré le changement de génération.

De même que Cloé, j'ai adoré ce livre qui nous ouvre les yeux sur la Turquie contemporaine et sur les femmes turques.

Coralie

Daisy : 12 h 01 mn.

 

Sharpe, Tom : Wilt 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore (10/18 ; 1998, traduit de l’anglais)

Résumé : Excédé par sa femme, Wilt cherche à s’en débarrasser pour enfin accéder à une gloire qui se fait attendre.

 

Désopilant ! Si le roman met un peu de temps à se mettre en place, on est récompensé d’avoir attendu. C’est une fiction délicieusement absurde où toute action destinée à se sortir d’ennuis ne fait qu’aggraver la situation. Pauvre Wilt !

David

Ce livre de pur humour anglais m’a beaucoup fait rire. Comment ne pas s’attacher à cet anglais qui, quoi qu’il fasse, ne s’attire que des ennuis ?

Cloé

Daisy : 09 h 11 mn.

 

Roman en braille et au format Daisy

Mauvignier, Laurent : Des hommes (Éd. de Minuit ; 2009)

Résumé : Prix Millepages 2009 ; Prix Initiales 2010 ; Prix des Libraires 2010.

Quarante ans après leur retour d’Algérie, des appelés d’alors se souviennent et racontent leur guerre.

 

Une écriture simple pour un sujet terriblement complexe : la Guerre d’Algérie et ses conséquences sur les vies des anciens soldats mobilisés.

Laurent Mauvignier offre ici un roman dur et prenant qu’il est difficile de lâcher malgré le malaise qu’il dégage.

Coralie

Daisy : 07 h 14.

Braille : 3 volumes en abrégé et 5 volumes en intégral.

 

Xin Ran : Baguettes chinoises (Picquier ; 2008, traduit du chinois)

Résumé : Trois sœurs quittent leur village pour chercher fortune en ville et démontrer à leur père l'utilité de leur existence.

 

Une histoire émouvante tirée d’un fait divers qui témoigne que dans un univers campagnard où la femme est considérée comme une moins que rien, « une baguette » tout juste bonne à procréer, il existe toujours une possibilité de s’en sortir si on le veut vraiment. Un livre qui redonne espoir.

Cloé

Braille : 4 volumes en abrégé.

Daisy : 08 h 49 mn.

 

Roman en braille, au format Daisy et en caractères agrandis

Claudel, Philippe : Le rapport de Brodeck (Paris : Stock, 2007)

Résumé : Brodeck écrit des rapports. C'est son métier. Alors quand le village lui fait une étrange proposition, il hésite.

 

Il s'appelle Brodeck... Il s'appelle même "le rapport de Brodeck". 

C'est un roman, qu'on lit comme un témoignage, écrit par Philippe Claudel. Il a obtenu le prix Goncourt des lycéens en 2007.

A cause de l'incendie de la médiathèque de l'AVH, je n'ai pas pu choisir ce que j'allais lire à ma dernière commande. Les bibliothécaires m'ont envoyé ce roman dont je n'avais jamais entendu parler. Moi, je voulais un classique, un Zola, un Balzac, un Yourcenar...

Je m'y suis avancée du bout des doigts, plutôt réticente... Claudel, pour moi, c'est Camille. Au musée Rodin, on me laisser caresser ses oeuvres sublimes.

Aussi, quand sous mes doigts hésitants s'est révélé un texte génial, poignant, émouvant et terrible, grande a été mon émotion.

Brodeck vit dans un lieu incertain, à la frontière de ce qu'on devine être l'Allemagne, parmi les ruisseaux, les montagnes, les bois et les hommes... qui sont souvent des ordures. Il doit faire un rapport sur ce qui s'avère être un meurtre collectif et ignoble auquel il n'a pas participé, il est l'amour même.

Sans prononcer un seul nom propre, Claudel nous plonge dans les horreurs de la seconde guerre mondiale et en particulier les camps et la lâcheté de ceux qui se croient "normaux". Coeurs sensibles s'abstenir ou prévoir une bâche pour ne pas mouiller les livres en braille...

Marielle (lectrice de Chambéry)

Daisy : 09 h 54 mn.

Braille : 6 volumes en intégral.

Caractères agrandis : 445 pages.

 

Documentaire sociologique en braille et au format Daisy

Declerck, Patrick : Les naufragés : avec les clochards de Paris (Plon ; 2001)

Résumé : L'auteur psychanalyse cette population qui se détruit sous ses yeux.

 

Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, aux Centres d'accueils et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF en France.

Dans "Les naufragés" il nous présente des individus, brosse leurs parcours pour tenter d'expliquer les situations catastrophiques dans lesquelles ils se retrouvent. Un livre qui éclaire d'une lumière très crue les violences qui sont faites aux plus faible dans nos pays pourtant très riches.

Luc

Braille : 16 volumes en abrégé.

Daisy : 19 h 41 mn.

 

Témoignage en braille, en grands caractères et au format Daisy

Bauby, Jean-Dominique : Le scaphandre et le papillon (Robert Laffont, 1997)

Résumé : Témoignage bouleversant de l'auteur sur sa douloureuse expérience de paralysé.

 

Ce récit autobiographique, à la fois touchant et drôle, m’a laissée admirative sur la capacité de recul de l’auteur face à sa situation dramatique. On y lit clairement une volonté de ne pas se laisser abattre, ne serait-ce qu’à travers les moyens matériels utilisés pour écrire ces pages.

Céline

Braille : 3 volumes en intégral.

Daisy : 02 h 20 mn.

Caractères agrandis : 148 pages.

 

Témoignage au format Daisy

Oufkir, Soukaïna : La vie devant moi : mon enfance dans les prisons d’Hassan II (Calmann Lévy ; 2008)

Résumé : Tombée en disgrâce aux yeux du roi du Maroc, la famille Oufkir est emprisonnée en 1972. Elle restera incarcérée 20 ans.

 

Révoltant ! Comment rester serein après avoir lu ce livre ? Imaginez, une mère, ses six enfants et deux amies de la famille enfermés pendant vingt ans sans procès. Le plus jeune avait trois ans. Imaginez leur vie entre quatre murs, devant se battre contre les rats pour pouvoir manger ou encore éviter les scorpions et les vipères à cornes attirés par la chaleur humaine.

Soukaïna, elle, avait neuf ans et elle nous raconte sans détour sa réclusion.

David

Daisy : 04 h 12 mn.

 

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Séjour en montagne en mars 2011

 

Fidèle à ses missions d’aide aux déficients visuels, l'AVH vous propose un séjour d'hiver à la montagne, tant sportif que touristique, au village mythique de Megève - Haute-Savoie Du samedi 12 mars au samedi 19 mars 2011 560 à 600 euros  pension complète, suivant formule tourisme ou sportive (forfait-remontées piétons et location matériel de ski de fond inclus)

 

Pré-réservations auprès de Michel TRIER avant le 15 octobre 2010 ( Programme détaillé sur demande ) Tél : 06 88 39 35 99 - Maiil : michel.trier@free.fr

 

 

Descriptif du séjour :

 

En Résidence hôtelière, studios de 2 à 4 personnes demi-pension ou pension complète ; à proximité pédestre du centre du village et des pistes de ski de fond.

 

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ARTE a changé de fréquence TNT depuis le 8 Juin 2010

 

Comment puis-je savoir si je suis concerné(e) par cette recherche du nouveau canal d'ARTE ?

 

Si vous ne recevez plus ARTE et qu'un message déroulant s'affiche sur votre téléviseur après le 8 juin 02h00, vous devrez simplement lancer une nouvelle recherche automatique des chaînes via le menu de votre adaptateur numérique ou de votre téléviseur TNT.

 

Pour obtenir toutes les informations sur ce changement de fréquence rendez vous sur :

www.arte.tv/tnt

 

Pour obtenir de l'aide pour relancer une recherche automatique sur votre adaptateur ou téléviseur TNT, rendez vous sur : www.tousaunumerique.fr/recherche_et_memorisation_canaux_tnt.php

 

ou 0970 818 818, coût d'un appel local.

 

 

Vous n'avez rien à faire si :

- vous recevez ARTE en HD,

- vous recevez ARTE par le câble,

- vous recevez ARTE par le satellite,

- vous recevez ARTE par l'ADSL (Free, Orange, SFR,...).

 

 

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Fiche d’évaluation du CERTAM :
Le bloc-notes braille Apex BT 32

 

Version logiciel : 9.0.1

 

Date de la fiche CERTAM : 15/06/2010

 

Présentation

 

Le BrailleNote Apex BT est un assistant personnel à affichage braille destiné aux personnes maîtrisant cette écriture. Nous le désignons sous le terme « Apex BT » dans la suite de ce document. L’appareil se présente ainsi :

Sur sa face supérieure, de l’avant vers l’arrière :

une plage tactile de 32 cellules piézoélectriques,

32 contacteurs pour la fonction « routine curseur »,

un clavier braille à 9 touches de type « Perkins » pour la saisie de texte et l’exécution de commandes,

2 haut-parleurs situés entre les deux extrémités du clavier braille,

Une roulette de défilement au centre du clavier braille, pouvant pivoter dans le sens normal ou inverse des aiguilles d’une montre et exécuter les commandes suivantes :

Flèche vers le haut = Échappement,

Flèche vers le bas = Aide contextuelle,

Flèche vers la gauche = début de menu ou de liste,

Flèche vers la droite = fin de menu ou de liste,

Bouton du centre = Entrée / Validation.

Sur la face avant, de gauche à droite :

Les touches Précédent, Recul, Avance, Suivant

Sur le côté gauche, de l’avant vers l’arrière :

Le bouton d’enregistrement,

La prise sortie audio pour casque d’écoute,

La prise d’entrée audio pour microphone externe,

L’interrupteur marche/arrêt,

Le bouton de réinitialisation.

Sur la face arrière, de gauche à droite :

3 prises USB,

Le lecteur de cartes SD,

3 diodes signalant respectivement les connexions Bluetooth et Wi-Fi et la charge de la batterie,

Le port VGA,

Le port Ethernet.

Sur le côté droit, de l’arrière vers l’avant :

La prise d’alimentation secteur,

Un port mini-USB « client » pour connexion PC via ActiveSync.

 

L’Apex BT fonctionne à l’aide d’une batterie amovible dont l’autonomie est d’une dizaine d’heures. Il dispose d’une mémoire interne de 8 Go pour la sauvegarde des documents. Les textes ainsi enregistrés peuvent en outre être copiés sur des supports externes (clés USB ou cartes mémoire SD) ; ils peuvent aussi être transférés sur un ordinateur, ou encore imprimés « en noir » ou en braille.

Les ports USB peuvent être utilisés pour connecter tous types de périphériques : claviers externes, imprimantes, embosseuses, lecteurs de cartes, disques durs externes, clés USB… Le port VGA permet de brancher un écran qui affiche alors le contenu de la plage tactile à mesure des déplacements de l’utilisateur dans les menus déroulants et les documents, ce qui donne la possibilité à un formateur, par exemple, de suivre un élève ou stagiaire manipulant l’appareil.

Outre l’affichage braille, une synthèse vocale (Eloquence), pouvant être activée ou désactivée, permet à la fois le contrôle de la saisie au clavier et la lecture des textes et des options de menus par l’intermédiaire, au choix, des haut-parleurs intégrés ou d’un casque d’écoute.

Le logiciel intégré KeySoft, fonctionnant sous Windows CE, est livré avec de nombreuses applications internes très performantes : un traitement de texte, un agenda, un carnet d’adresses, un logiciel de courrier électronique, un navigateur Internet, une messagerie instantanée, un lecteur multimédia avec fonctions DAISY, un tuner FM, une calculatrice scientifique, un gestionnaire de bases de données et un ensemble de jeux. Un grand nombre de paramétrages sont prévus pour l’affichage braille et le synthétiseur vocal. Par exemple, on peut lire sur la plage tactile en braille abrégé un texte écrit en intégral et inversement, écouter « en clair » avec la synthèse vocale un document affiché en braille abrégé, passer rapidement d’une application à une autre… Un gestionnaire de fichiers permet de manipuler les dossiers et fichiers (copier, renommer, effacer, protéger, traduire / convertir…).

L’utilisation de l’Apex est intuitive et souple. Outre le manuel d’utilisation consultable dans l’appareil, une aide contextuelle peut être appelée de n’importe quelle application ; un menu s’affiche alors, présentant les commandes disponibles liées à l’application en cours. Une aide clavier est également disponible.

Grâce à un logiciel de lecture d’écran (Jaws, Window-Eyes, Hal/Supernova, Virgo, etc), L’Apex BT peut être aussi utilisé comme terminal d’un ordinateur auquel il peut être connecté par liaison USB ou Bluetooth. Le contenu de l’écran s’affiche alors sur la plage tactile, les touches du clavier braille permettant de se déplacer dans un texte ou dans les menus ou boîtes de dialogue de l’application. Toutes les commandes accessibles sur un clavier standard peuvent être exécutées sur le clavier braille.

Dans la catégorie des bloc-notes braille à 32 cellules, L’Apex BT est actuellement l’appareil le plus petit (1,9 mm d’épaisseur) et le plus léger (819 g).

 

Fiche technique

 

Caractéristiques générales

Nom de la source : Association Valentin Haüy (AVH) / CERTAM

Nom commercial du produit : BrailleNote Apex BT 32

Fabricant : HumanWare (Canada)

Catégorie : bloc-notes braille, bloc-notes vocal, assistant personnel, plage braille

Version logiciel : Keysoft V9.0.1

Date de sortie : décembre 2009

Prix catalogue TTC : 6900 €

Importateurs / distributeurs : Alphabraille, CECIAA, United Vision

Garantie : 2 ans

Système d’exploitation : Windows CE 6

Processeur : Freescale IMX31

Dimensions (L*P*H) : 24,4 x 14,3 x 1,9 cm

Poids de l’appareil « nu » : 819 g

Poids de la housse de transport : avec sa bandoulière : 240 g

Alimentation : secteur

Batterie interne : oui

Interchangeable : oui

Type : lithium-ion

Indicateur de niveau de batterie : oui

Batterie supplémentaire livrée : non

Mise en veille : oui

Autonomie constructeur : 12 h

Temps de charge constructeur : 4 h

Temps d’initialisation (immédiat / en secondes) : immédiat

Aide contextuelle : oui

Aide clavier (descripteur de touches) : oui

 

Spécifications braille et LCD

Afficheur braille : oui

Nombre de cellules : 32

Type de cellules : piézoélectrique

Fabricant : KGS

Commande de désactivation de l’afficheur braille : oui

Afficheur LCD : non

 

Type de clavier

Clavier braille : oui

Nombre de touches : 9

Fonctions supplémentaires d’accessibilité : oui

Touches de fonction : oui

Nombre : 4

Touches directionnelles : oui

Nombre : 4

Joystick : non

Curseurs routine : oui

Nombre : 32

Position : à l’arrière des cellules

Clavier azerty : non

Pavé numérique : non

 

Spécifications de synthèse vocale

Présence d’un synthétiseur vocal : oui

Nombre de voix françaises par défaut : 1

Type de voix : Eloquence

Autres langues incluses par défaut : oui

Type : anglais, espagnol

Ajout de voix en option : oui

Type : Keynote Gold

Gestion SAPI : non

Réglage du volume : oui

Nombre de niveaux : 32

Réglage de la vitesse : oui

Nombre de niveaux : 16

Réglage de la tonalité : oui

Nombre de niveaux : 16

Distinction des volumes synthèse et audio : oui

Différenciation de réglage pour volume HP et volume casque : non

Réglages voix différenciés pour texte et système : non

Dictionnaire de prononciation : oui

Filtrage des ponctuations en cours de lecture : oui

Réglage de la verbosité : non

Commande de désactivation de la synthèse : oui

 

Connectique, mémoire interne et mémoire de masse

Capacité mémoire flash : 8 Go

Capacité SDRAM : 256 Mo

Extension mémoire en option : non

Ports USB : oui

Nombre : 3

Type : USB 2.0

Lecteur SD card : oui

Nombre : 1

Cartes SDHC acceptées : oui

Lecteur compact flash : non

Lecteur mini SD : non

Connexion USB/série : oui

Port parallèle : non

PS2 : non

Slot PCMCIAA : non

Bluetooth : oui

Type : 2.1

WI-FI : oui

Infrarouge : non

3G : non

Prise casque : oui

Prise micro : oui

Type : Jack 3,5 mm

Microphone interne : oui

Type : mono

Haut-parleur interne : oui

Type : stéréo

Touche dictaphone : oui

Connecteur vidéo : oui

Type : VGA

Port Ethernet : oui

Gestion d’une imprimante ordinaire : oui

Gestion d’une embosseuse (imprimante braille) : oui

 

Fonctions du traitement de texte

Limitation de taille d’un document : non

Mises en forme élaborées : oui

Repérage braille des attributs : oui

Formats de fichiers supportés : DOC (MS Word), RTF, WordPerfect 5.1, texte (ASCII et Unicode), braille (BRF ou BRL), HTML (via navigateur Internet)

Conversion du braille intégral au braille abrégé : oui

Conversion du braille abrégé au braille intégral : oui

Ouverture du dernier fichier à l’initialisation : oui

Édition simultanée de plusieurs fichiers : oui

Ouverture d’un fichier en mode « lecture-seule » : oui

Recherche : oui

Remplacement : oui

Couper / Copier / Coller : oui

Poser des marques/repères oui

Insertion d’un fichier : oui

Atteindre / Aller à une position dans le texte : oui

Choix de polices : oui

Application de styles : oui

Insertion d’un sommaire automatique : non

Statistiques : non

Vérificateur d’orthographe : oui

Conformité avec le Code Braille Français Uniformisé (CBFU) : oui

 

Autres programmes et fonctions

 

Terminal braille pour PC : oui

Connexion PC via port série : oui

Connexion PC via port USB : oui

Connexion PC via Bluetooth : oui

Connexion ActiveSync : oui

Unité de disque externe pour PC : non

Gestionnaire de fichiers : oui

Agenda : oui

Synchronisable avec PC : oui

Gestion de plusieurs agendas : non

Rappel de rendez-vous : oui

Alarme / réveil : oui

Carnet d'adresse : oui

Synchronisable avec PC : oui

Personalisation : oui

Navigateur Internet : oui

Client courrier électronique : oui

Synchronisable avec PC : oui

Envoi et réception de pièces jointes : oui

Tableur : non

Gestionnaire de bases de données : oui

Calculatrice : oui

Scientifique : oui

Mémoire : oui

Conversion de devises : non

Transcription des mathématiques : non

Transcription de la musique : non

Messagerie instantanée : oui

Magnétophone : oui

Lecteur Multimédia : oui

Formats supportés : wma, wav, mp3, mpa, snd, aif, aiff, aifc, wmv, au, wax, wmx, wvx, asx

Gestion des DRM : non

Égaliseur : non

Utilisation de listes de lecture / playlists (fichiers M3U) : oui

Sélection de morceaux à écouter dans une liste de fichiers : non

Avance ou recul rapide dans un morceau : non

Sauts par pas dans un morceau : oui

Sortie stéréo dans un casque d’écoute : oui

Lecture en continu sur Internet (Streaming) : oui

Informations sur le fichier média (durée, temps écoulé, échantillonnage…) : oui

Mémorisation de la position de lecture : oui

Navigation multi-niveaux (par genre, album, artiste, etc) : non

Lecteur DAISY : oui

Réglage de la vitesse : oui

Gestion de signets / marqueurs : oui

Mémorisation de la dernière position : oui

Recherche de texte : oui

Navigation par niveau : oui

Informations sur le livre : oui

Fonction Où suis-je : oui

Insertion de notes textuelles : oui

Éditeur de tables braille : non

Navigation GPS : non

 

Fonctions accessoires

Horloge : oui

Date : oui

Chronomètre : oui

Thermomètre : non

Baromètre : non

Altimètre : non

Boussole : non

Radio FM : oui

Scanning automatique de la bande FM : oui

Avance et recul par pas dans la bande FM : oui

Mémorisation de fréquences radio : oui

Nombre de stations préréglables : illimité

Enregistrement direct de la source radio : non

Programme de jeux : oui

 

Documentation

Manuel d’utilisation électronique : oui

Consultable en mode autonome sur l’appareil : oui

Accessibilité (bonne, moyenne, médiocre) : bonne

Manuel d’utilisation ou guide de référence rapide imprimé « en noir » : oui

Manuel d’utilisation ou guide de référence rapide en braille : oui

Manuel d’utilisation ou guide de référence rapide audio : oui

 

Remarques

Les quatre touches de fonction mentionnées sont les deux touches extrêmes en façade et les deux extrêmes à gauche et à droite du clavier braille (les points 7 et 8). Les deux touches directionnelles sont les touches centrales situées en façade. À noter que de nombreuses commandes sont obtenues par des combinaisons des diverses touches de l’Apex BT.

Les fonctions supplémentaires d’accessibilité mentionnées dans notre fiche concernent les personnes ayant des difficultés de saisie des points braille de façon simultanée : l’option « clavier unimanuel » permet de mémoriser les points braille entrés séquentiellement avant d’être validés

Le guide de l’utilisateur est consultable sur l’appareil en mode autonome, au choix, en lecture vocale ou braille. L’aide contextuelle complète avantageusement la documentation.

Les livres audio « Audible » peuvent être lus sur l’Apex après utilisation de l’outil de transfert « Audible Manager ».

Deux autres modèles de bloc-notes braille Apex sont proposés par le fabricant : l’Apex 18, disposant de 18 cellules au lieu de 32, et l’Apex QT équipé d’un clavier standard d’ordinateur. Ces appareils sont strictement similaires à l’Apex BT quant à leurs fonctionnalités.

 

Points forts

Appareil d’apparence solide, d’une conception ergonomique et au « design » remarquables.

Bloc-notes braille à 32 cellules actuellement le plus petit et le plus léger du marché.

Clavier braille bien étudié. La frappe est sûre et confortable.

Connectique très complète, avec gestion d’une connexion PC, d’une imprimante, d’une embosseuse braille, d’un écran VGA et d’un réseau Ethernet, transmission Bluetooth et Wi-Fi.

Importante mémoire de stockage, complétée par les supports externes acceptés (cartes SD incluant le type SDHC, clés USB, disques durs externes).

Connexion possible d’un clavier standard « azerty » par liaison USB ou Bluetooth.

Visualisation de l’affichage braille sur écran VGA.

Autonomie correcte.

Mode veille automatique.

Initialisation immédiate et accès instantané au dernier document ouvert à l’emplacement précédent.

Housse de transport bien étudiée. Un « scratch » protège astucieusement l’interrupteur marche/arrêt.

Applications livrées très performantes, aux fonctionnalités multiples et aux paramétrages très avancés.

Aide contextuelle particulièrement efficace, rendant l’utilisation de l’appareil très intuitive.

Programme de reconnaissance du clavier avec description des touches ou combinaisons de touches.

Bascule rapide d’une application à une autre.

Transcription « à la volée » de l’imprimé au braille abrégé et réciproquement de très bonne qualité.

Lecture automatique de textes avec ajustement de la vitesse de défilement.

Choix de la lecture de textes : braille et/ou vocal.

Présence d’un correcteur d’orthographe.

Présence d’un dictionnaire de prononciation.

Insertion de fichier dans le document actif.

Insertion de styles.

Insertion de caractères Unicode.

Nombreuses commandes de mise en page des documents pour un embossage braille ou une impression sur imprimante ordinaire.

Importation et exportation de fichiers aux formats Word, RTF, TXT et « braille formaté » (BRF).

Impression vers un fichier au format JPEG.

Synchronisation de l’agenda et du carnet d’adresses avec ceux d’un ordinateur via ActiveSync.

Lecteur DAISY très complet.

Lecture de livres « Audible ».

Fonctions radio FM optimisées.

Mode terminal PC satisfaisant, avec connexion possible de type USB, série ou Bluetooth.

Fonctions d’accessibilité (mode unimanuel, inversion des touches de navigation).

Manuel d’utilisation consultable dans l’appareil ou en tant que fichier externe, clair, complet et bien rédigé, avec choix d’une rubrique dans un index alphabétique ou une table des matières par thème.

 

Points faibles

L’utilisation de la roulette de défilement est mal commode du fait d’un manque de fermeté dans le crantage.

Les fonctions affectées aux flèches de défilement sur la molette devraient pouvoir être réattribuées (un appui involontaire sur Flèche droite dans un document déplace le curseur à la fin, faisant perdre la position de lecture courante).

Une fonction de verrouillage du clavier serait appréciable.

Le bloc secteur est encombrant.

Une compatibilité SAPI permettrait de lire des documents à l’aide d’une synthèse vocale plus élaborée que le synthétiseur Eloquence livré dans l’appareil.

Dommage que l’Apex ne soit pas géré comme unité de disque externe reconnue par un PC et qu’il soit nécessaire de recourir à ActiveSync pour le transfert de fichiers.

Absence d’un tableur compatible Excel.

Pas de lecteur de fichiers PDF.

Absence d’un transcripteur de braille mathématique.

L’ouverture de fichiers Word volumineux est parfois problématique (le manuel d’utilisation de l’Apex, converti au format Word 6/95, puis au format RTF, n’a pu être ouvert).

La compatibilité avec les fichiers .docx de Word 2007 est attendue.

Fonctions du lecteur média limitées (une arborescence multi-niveaux n’est pas gérée ; on ne peut sélectionner plusieurs morceaux à écouter dans une liste de fichiers ; pas d’annonce des étiquettes ID3…).

Quelques lacunes dans le lecteur DAISY (pas d’avance et recul rapides ; nombre de signets limité à 26 – un par lettre - ; l’arrêt de la lecture n’est pas instantanée ; le message « Chargement du livre, un moment » reste affiché alors que le livre a déjà été chargé en mémoire et que l’on peut dès lors lancer la lecture) ; le basculement vers une autre tâche fait perdre la position de lecture courante).

Certaines commandes fréquentes auraient pu être plus mnémoniques (Espace avec G pour lancer une lecture automatique, mais Retour-arrière avec Entrée pour l’interrompre).

Absence de profils utilisateur et de configurations personnalisées.

La connexion Wi-Fi n’a pas fonctionné dans certains environnements.

La synchronisation de fichiers avec Outlook n’est pas encore disponible.

L’enregistrement de la radio en direct n’est pas prévu.

Pas d’éditeur de table braille.

Absence d’un navigateur GPS.

Le manuel d’utilisation électronique est disponible dans les formats Texte et Word ; en revanche le document HTML n’est disponible qu’en anglais.

 

 

Nos conclusions

 

Apex est un bloc-notes braille très complet et performant. Il convient à toute personne, à titre personnel ou professionnel, qui a besoin de prendre beaucoup de notes, et/ou de lire des documents transmis par d’autres ou récupérés sur Internet. Le clavier de saisie braille est très confortable. L’abrègement / désabrègement et le choix du braille 6 points ou 8 points répond à tous types de besoins, tant pour la lecture sur la plage tactile que pour une impression en braille ou en caractères ordinaires.

Grâce à une connectivité optimale, l’appareil est en mesure de piloter une imprimante ordinaire et une embosseuse braille. On peut utiliser un clavier standard « azerty » à la place du clavier braille en utilisant la connexion USB ou Bluetooth. On peut lire ou sauvegarder des documents sur des cartes mémoire SD (y compris haute capacité), sur des clés USB ou sur des disques durs externes. Une personne voyante peut contrôler ce qui s’affiche sur la plage tactile sur un écran ordinaire relié à l’Apex, par exemple pour aider un stagiaire dans son apprentissage de l’appareil.

La lecture des documents, ainsi que des options de menus, peut se faire à la fois sur la plage braille et via le synthétiseur vocal, les deux modes étant parfaitement complémentaires. L’un ou l’autre peuvent être désactivés en cas de besoin.

Apex comporte de nombreux programmes bien conçus et ergonomiques, le basculement de l’un à l’autre pouvant se faire instantanément. Les personnes rebutées par l’utilisation d’un ordinateur apprécieront la simplicité de l’appareil dont le logiciel KeySoft possède pourtant des fonctionnalités très puissantes, faisant de l’Apex un véritable mini-ordinateur.

La prise en main de l’Apex est facilitée par l’aide contextuelle. Dans n’importe quelle application, à tout instant, l’utilisateur peut presser la touche Espace avec H (points braille 1-2-5) et aussitôt une liste de commandes disponibles concernant uniquement l’application ou le menu en cours s’affiche, il suffit de les parcourir à l’aide des touches Avance et Recul. Un mode apprentissage du clavier permet en outre de bien maîtriser l’utilisation des touches de l’appareil. On peut aussi, à n’importe quel moment, consulter le manuel d’utilisation intégré en choisissant un sujet soit dans l’index, soit dans la table des matières ; en validant le thème choisi, une liste d’options disponibles est présentée et la page d’aide correspondante s’affiche dès que l’on sélectionne l’option désirée.

Outre la fonction de bloc-notes, L’Apex BT permet d’utiliser un ordinateur via les lecteurs d’écran les plus courants (Jaws, Window-Eyes…).

On appréciera en outre la possibilité de synchroniser des données (carnet d’adresse, agenda) entre L’Apex BT et l’ordinateur.

Souhaitons que les mises à jour du logiciel (qui pourront être effectuées simplement en téléchargeant un fichier sur Internet) apporteront des améliorations sur la compatibilité des fichiers Word, la prise en compte des feuilles de calcul Excel, la lecture de documents au format PDF, la gestion des arborescences multi-niveaux dans le lecteur média, la synchronisation des fichiers avec Outlook. Par ailleurs, il est regrettable que le fabricant, qui distribue pourtant plusieurs systèmes de navigation GPS, n’ait pas intégré une telle application à l’Apex. Enfin, l’implémentation d’un système de transcription du braille mathématique français ferait de l’Apex le bloc-notes braille le plus complet du marché dans la catégorie des produits braille ultra-portables.

 

 

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À l'écoute du braille

 

(New York Times du 3 janvier 2010. Traduction de Brian Edmonds (AVH), avec Frédérique Genty (professeur d'anglais) et Alain Bardet (traducteur))

 

(Article paru dans le magazine « Le Louis Braille » de mai-juin 2010)

 

À 4 heures tous les matins, Laura J. Sloate commence sa lecture quotidienne. Elle appelle un service téléphonique qui lit des journaux grâce à une voix de synthèse, et elle écoute le « Wall Street Journal » à 300 mots la minute, soit deux fois plus vite que la parole en moyenne. Plus tard un assistant lui lit le « Financial Times » alors qu'elle se sert de son système de lecture vocale pour suivre la lecture à haute voix de l'« Economist ». D'une oreille, elle écoute le journal et de l'autre, le magazine. Directrice générale d'une société de gestion d'investissements, L. Sloate est aveugle depuis l'âge de 6 ans et alors qu'elle lit sans cesse, étudiant de près les dernières nouvelles et les bilans financiers, elle n'utilise pas le braille.

« Le savoir passe de mes oreilles, et non pas de mon doigt, à mon cerveau » dit-elle. Enfant, elle a appris les sons associés aux lettres de l'alphabet, et non la façon dont ils étaient représentés ou dont on les sentait sur la page. Elle conçoit la virgule non pas dans sa forme écrite mais plutôt comme « un arrêt avant la suite ». Ceci, dit-elle, est l'avenir de la lecture pour les aveugles. « La lecture évolue, » m'a-t-elle expliqué. « Lorsque le braille fut inventé, au 19ème siècle, on n'avait rien d'autre. On n'avait même pas la radio. À cette époque, la cécité était une infirmité. Maintenant c'est une toute petite déficience, toute petite. »

Il y a quelques dizaines d'années, des observateurs prévoyaient que l'ère électronique créerait des générations qui ne liraient plus au fur et à mesure que les nouveaux médias éradiqueraient l'écrit. Marshall McLuhan déclarait que la culture occidentale reviendrait au « modèle tribal et oral ». Mais le déclin de la langue écrite n'est devenu une réalité que pour les personnes non-voyantes. Bien que L. Sloate regrette de ne pas avoir passé plus de temps à apprendre l'orthographe dans sa jeunesse - elle écrit en dictant - elle estime que l'usage du braille l'aurait aliénée de son entourage voyant. « C'est un moyen de communication obscur, qui pour la plupart devrait être aboli, » dit-elle. « Ce n'est plus nécessaire aujourd'hui.  »

Les livres en braille sont chers et volumineux, nécessitant des ramettes et des ramettes de papier épais, de grande taille. La Presse braille nationale (« The National Braille press ») à Boston, une maison de 83 ans d'activité, a imprimé la série Harry Potter sur son cylindre Heidelberg : le produit final comptait 56 tomes, chacun d'une hauteur de quelque 30 centimètres. Puisqu'un seul manuel scolaire en braille peut coûter jusqu'à $1 000 (735 €) et qu'il manque des professeurs de braille dans les écoles d'état, les élèves et étudiants malvoyants lisent souvent en utilisant les lecteurs mp3, les livres audio et les logiciels de lecture d'écran d'ordinateurs.

Un rapport publié l'année dernière par la Fédération nationale des aveugles (« The National Federation of the Blind »), un lobby comprenant 50 000 membres, précisait que moins de 10 % des 1,3 millions d'Américains déclarés officiellement aveugles lisent le braille. Alors qu'à peu près la moitié de tous les enfants aveugles apprenaient le braille dans les années 1950, aujourd'hui cette proportion n'atteint guère que 10 % selon le rapport. Les chiffres sont discutables car il y a controverse en ce qui concerne un enfant avec une vision résiduelle qui a « trop de vision » pour le braille et aussi parce que les causes de la cécité ont changé au cours des décennies - récemment il y a eu plus d'enfants aveugles avec des infirmités multiples, en raison des naissances prématurées. Néanmoins, il est indiscutable que l'utilisation du braille décline depuis un certain temps, même parmi les personnes ayant le plus de capacités intellectuelles ; aussi ce rapport a-t-il inspiré une poussée fervente pour changer la façon dont les aveugles lisent. « Ce que nous observons maintenant, ce sont des jeunes qui sont très futés, très éloquents et… incapables de lire et écrire, » m'a raconté Jim Marks, depuis cinq ans membre du Bureau de l'Association sur l'enseignement supérieur et le handicap (« The Association on Higher Education and Disability »). « Nous avons cessé d'apprendre aux enfants aveugles de notre nation à lire et à écrire. Nous avons mis sur leur table de travail un lecteur de cassette et puis un ordinateur. Maintenant leur écriture est phonétique et massacrée. Ils n'ont jamais été amenés à apprendre la beauté, la forme, la structure de la langue. »

Pendant la plus grande partie du siècle dernier, les enfants aveugles étaient inscrits dans des pensionnats où ils apprenaient à lire en touchant les mots. Aujourd'hui, les jeunes déficients visuels vont être versés dans la littérature sans savoir lire ; les logiciels qui lisent l'écran de l'ordinateur vont même déconstruire chaque mot et épeler chaque lettre à haute voix. La lecture-écriture est devenue beaucoup plus difficile à définir, même pour les enseignants.

« Si tout ce que vous savez du monde est ce que vous entendez les gens dire, alors votre esprit est limité, » m'a dit Darrell Shandrow, qui dirige un blog appelé Cahier d'accès pour aveugles (« Blind Access Journal »). » Vous avez besoin de symboles écrits pour organiser votre esprit. Si vous ne pouvez ni toucher ni voir le mot, que signifie-t-il ? La substance en est partie. » Comme beaucoup de braillistes, Darrell Shandrow dit que les nouveaux ordinateurs, qui forment une seule rangée de cellules braille à la fois, vont faire revivre le code des points saillants, mais ce matériel est toujours extrêmement coûteux et pas encore utilisé à une grande échelle. Darrell Shandrow considère le déclin de la lecture du braille comme un signe de régression et non pas de progrès : « C'est comme si on revenait aux années 1400, avant l'apparition de l'imprimerie de Gutenberg, » dit-il. « Seuls les érudits et les moines savaient lire et écrire. Et puis il y avait les masses analphabètes, les paysans. »

Jusqu'au 19ème siècle, les aveugles étaient limités à une culture orale. Certains essayaient de lire des lettres gravées dans le bois ou la cire, formées par du fil de fer ou tracées sur du feutre avec des poinçons. Peu satisfait de ces moyens improvisés, Louis Braille, élève à l'Institut royal des jeunes aveugles à Paris, s'est mis à étudier un langage codé de points saillants, appelé « écriture nocturne », élaboré par un officier de l'armée française pour que les soldats puissent s'envoyer des messages dans le noir. Braille modifia le code pour le rendre plus facilement lisible - chaque lettre ou signe de ponctuation étant représenté par une suite de un à six points sur une cellule de trois lignes et deux colonnes - et ajouta des abréviations pour des mots d'usage commun, tels « savoir », « gens » et « seigneur ». Pourvus pour la première fois dans l'histoire d'un système fiable pour les communications écrites, les aveugles se sont considérablement hissés dans leur statut social et Louis Braille fut reconnu comme un libérateur et un sauveur spirituel. Avec son « courage quasi divin », écrit Helen Keller, Braille bâtit un « escalier solide pour que des millions d'êtres humains sensoriellement dépourvus puissent grimper hors des ténèbres avec espoir vers l'Esprit Éternel. »

À l'époque, on considérait la cécité non seulement comme une absence de lumière mais aussi comme une condition qui créait, dans l'espèce humaine, une variété à part, plus innocente, plus malléable, pas complètement formée. Quelques érudits disaient que les aveugles parlaient une autre sorte de langue, détachée de la perception visuelle. Dans son livre « Les aveugles à l'école et dans la société » paru en 1933, le psychologue Thomas Cutsforth, qui perdit la vue à l'âge de onze ans, attira l'attention sur le fait que les élèves qui s'assimileraient trop vite au monde des voyants seraient perdus dans « une irréalité verbale ». Dans quelques internats, les enseignants évitaient des mots qui avaient rapport aux couleurs ou à la lumière parce que, disaient-ils, les élèves risqueraient d'étendre leur signification au-delà du sens. Depuis lors, ces théories ont été discréditées, et les enquêtes ont montré que les enfants aveugles comprennent, dès l'âge de quatre ans, la différence entre des mots comme « regarder », « toucher » et « voir ». Et pourtant Thomas Cutsforth n'avait pas entièrement tort dans sa théorie qui postulait que la privation sensorielle restructure l'esprit. Dans les années 1990, une série d'études sur l'imagerie cérébrale ont démontré que le cortex visuel des aveugles n'est pas rendu inutile, comme on le supposait auparavant. Lorsque les sujets balaient une ligne de braille de leurs doigts, ils montrent une activité intense dans les parties du cerveau qui habituellement traitent les stimuli visuels.

Certains enseignants ont cité ces études d'imagerie comme preuve que le braille est essentiel pour le développement cognitif des enfants puisque le cortex visuel occupe plus de 20 % du cerveau. Étant donné la plasticité du cerveau, il est difficile de maintenir qu'une seule sorte de lecture - que l'information soit absorbée par l'oreille, le doigt ou la rétine - est intrinsèquement meilleure qu'une autre, du moins en ce qui concerne la fonction cognitive. L'architecture du cerveau n'est pas figée, et, sans images à traiter, le cortex visuel peut s'adapter à de nouvelles fonctions. Une étude dans la revue « Neuroscience nature » en 2003 a constaté que les sujets non-voyants dépassent systématiquement les sujets voyants dans les tests de mémoire verbale et leurs résultats supérieurs sont dus à l'activité supplémentaire qui a lieu dans les régions visuelles du cerveau.

L'apprentissage de la lecture est tellement imbriqué dans le développement normal de l'enfant qu'il est facile de supposer que nos cerveaux sont naturellement conçus pour la lecture de l'écriture. Cependant les hommes lisent depuis moins de 6 000 ans (et la lecture-écriture est répandue depuis un siècle et demi au plus). La lecture même modifie l'anatomie du cerveau. Dans un rapport publié en 2009 dans la revue « Nature », le neuroscientifique Manuel Carreiras étudie le cas d'anciens guérilleros analphabètes en Colombie qui après des années de combat avaient abandonné leurs armes, quitté la jungle et retrouvé la civilisation. Carreiras compare 20 adultes qui venaient de terminer un programme d'alphabétisation avec 22 personnes qui ne l'avaient pas commencé. Dans des scans IRM de leurs cerveaux, on notait chez les sujets nouvellement alphabétisés plus de matière grise au niveau du « gyrus angularis », une région vitale pour le traitement de la langue, et plus de matière blanche dans une partie du « corpus callosum », qui lie les deux hémisphères. On avait observé auparavant des insuffisances dans ces régions chez les dyslexiques, et l'étude suggère que ces schémas dans le cerveau n'étaient pas la cause de leur illettrisme, comme on l'avait supposé, mais le résultat.

Il n'y a pas de doute que le fait de lire et d'écrire change les circuits dans le cerveau, mais la façon dont cette réorganisation influe sur notre compétence en langue reste toujours un sujet à débattre. Le transfert d'une langue écrite vers une langue orale peut avoir des conséquences des plus considérables non pas cognitives mais culturelles - une perte plus difficile à éviter. Dans une des rares études de l'écriture des aveugles, Doug Brent, professeur en communication à l'université de Calgary, et sa femme, Diana, professeur auprès d'étudiants déficients visuels, ont analysé des histoires écrites par des étudiants qui n'utilisaient pas le braille mais rédigeaient sur un clavier normal et amélioraient leur texte en écoutant l'ordinateur le leur lire. Un étudiant de seize ans écrit une fiction autour d'un personnage appelé Mark, qui avait des « bombes-sommeil ».

« Il a regardé dans la fen de la maison qui était la fen de son pe et est tombé sur son lit dormant mark a pris deux bombes et les a lacé dans la fen is on fai pouf son père a soté dans l'air mais avant qu'il avait pu attraper la masque elle a exploséil est tombé de sommeil.  »

En racontant cette anecdote et d'autres du même genre, les Brent invoquaient Walter Ong, fin lettré, qui avançait que les sociétés orales et celles qui lisent et écrivent ne pensent pas de la même façon. L'acte d'écrire, dit Ong - la capacité de revisiter ses idées, et, ce faisant, de les affiner - transforme la structure de la pensée. Les Brent qualifiaient les écrits de nombreuses personnes qui lisent uniquement à travers l'écoute comme désorganisés, « comme si toutes leurs idées sont entassées dans un récipient, secouées et jetées sur une feuille de papier au hasard, comme des dés sur la table. » Les débuts et les fins des phrases semblent arbitraires, une pensée s'entremêlant avec une autre dans une sorte d'énergie sans souffle. Les auteurs concluent, « cela semble tout simplement ne pas refléter les qualités d'une suite structurée et d'une pensée complexe que nous apprécions dans une société qui lit et écrit. »

Notre définition d'une société qui lit et écrit se modifie inévitablement au fur et à mesure que nos outils pour lire et écrire évoluent, mais un bref aperçu de la lecture pour les personnes aveugles fait que la perspective du changement est particulièrement délicate. Depuis les années 1820, lorsque L. Braille inventa sa méthode d'écriture - pour que les personnes aveugles ne soient plus « méprisées ou sous la tutelle de personnes voyantes », selon son expression - il a toujours existé chez les aveugles une dimension politique, voire morale, à l'apprentissage de la lecture.

Le braille est considéré par beaucoup de gens comme une marque d'indépendance, un signe que les aveugles se sont détachés d'une culture orale, considérée comme primitive et enfermante. Cependant, au cours des dernières années, cette interprétation se complique. On estime que les écoliers dans les pays développés, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont une plus faible maîtrise du braille que ceux des pays en voie de développement, comme l'Indonésie ou le Botswana, où il y a peu d'alternatives au braille. Tim Connell, directeur général d'une société spécialisée dans la technologie d'assistance en Australie, m'a dit en avoir entendu parler comme « un des avantages de la pauvreté. »

Les braillistes ne nient pas que la nouvelle technologie de la lecture n'ait bouleversé les choses, mais le braille prend une si grande place dans la mythologie de la cécité qu'il a acquis une espèce de statut talismanique. Ceux qui gardent un résidu de vision et essaient toujours de lire l'imprimé - très lentement ou en tenant la page à quelques centimètres de leur visage - sont généralement mal considérés par la Fédération nationale des Aveugles (« National Federation of the Blind »), qui s'octroie le rôle de chef de file d'un mouvement pour les droits civils des aveugles. Son président Marc Maurer, lecteur vorace, compare L. Braille à Abraham Lincoln. Lors de la convention annuelle de la fédération, qui s'est tenue à l'Hôtel Marriott de Detroit en juillet dernier, j'ai entendu partout la litanie « écouter n'est pas lire », depuis les affiches sur la crise du braille jusqu'aux conversations entre les jeunes lycéennes. Des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête circulaient dans la convention au sujet d'enfants qui ne savent même pas ce qu'est un paragraphe ou la raison pour laquelle il faut des majuscules ou ne savent pas que « vécurent longtemps heureux » se compose de trois mots séparés.

Déclarer que vous ne savez ni lire ni écrire semblait être un rite de passage. Un Vice-président de la Fédération, Frederic Schroeder, commissaire de l'Administration des services de réadaptation sous la présidence Clinton utilise principalement les technologies audio. Il déplorait ouvertement son incapacité à lire. « Maintenant j'ai plus de 50 ans, et c'est seulement il y a deux mois que j'ai pris conscience que septique - qui provoque l'infection - est différent de sceptique - qui ne croit pas, » m'a-t-il raconté. « Je fonctionne en analphabète. Les gens disent « mais non ». Si, c'est comme ça ! Je suis désolé, mais je n'ai pas honte de l'admettre. »

Alors que des gens comme L. Sloate ou David A. Paterson, gouverneur de New York, qui lui aussi lit par le truchement de l'écoute, peuvent réussir sans l'aide du braille, leur succès nécessite des aménagements que beaucoup ne peuvent pas se permettre. Comme L. Sloate, D. Paterson dicte ses notes de service, les membres de son cabinet sélectionnent les articles de journaux pertinents pour lui et les lui lisent à haute voix sur sa boîte vocale tous les matins. (Il se dit « surassimilé » et m'a raconté qu'enfant il était « intégré à un tel point que psychologiquement [il a] reçu le message comme quoi [il n'était] pas censé être aveugle. ») Parmi les gens aux moyens plus limités, les braillistes ont tendance à se considérer comme l'élite des aveugles, en partie parce qu'il est plus crédible pour une personne non-voyante de trouver du travail intellectuel que manuel.

Une étude de 1966 montrait que, dans un échantillon d'adultes malvoyants, ceux qui avaient appris le braille dans l'enfance avaient deux fois plus de chances de trouver un emploi que les autres. Lors de la convention, cette statistique était fréquemment citée avec fierté, à tel point que ceux qui ne connaissaient pas le braille ne pouvaient que se sentir exclus. « Il y a sans aucun doute un sentiment de pression exercée par la vieille garde, » m'a dit James Brown, 35 ans, qui lit en utilisant les logiciels de lecture vocale. « Si nous pouvions vivre dans notre petit monde de braillistes, alors tout serait parfait, « a-t-il ajouté. » Mais nous vivons dans un monde visuel. »

Lorsque les personnes sourdes commençaient à recevoir des implants cochléaires à la fin des années 1980, beaucoup dans la communauté des sourds se sentaient trahis. La nouvelle technologie poussait les gens à penser le handicap autrement - comme une identité et une culture. La technologie a changé la nature même de beaucoup de handicaps, enlevant des fardeaux mais aussi le sentiment qu'ont les gens de ce qui est physiquement naturel, parce que bien souvent on peut apporter de légères modifications aux corps jusqu'à ce qu'ils soient « réparés ». Arielle Silverman, étudiante doctorante à la convention, aveugle de naissance, m'a dit que si on lui offrait la capacité de voir, elle n'est pas sûre qu'elle l'accepterait. Récemment, elle s'est acheté une machine à lire de poche qui photographie les textes et ensuite en lit les mots à haute voix, et elle disait qu'elle considérait la vue comme ça, comme « une autre technologie ».

L'histoire moderne des aveugles est à bien des égards une histoire de la lecture, le degré du handicap - à quel point on vous considère comme ignare ou civilisé, incapable ou indépendant - étant déterminé principalement par votre capacité à accéder à ce qui est écrit. Pendant 150 ans, les livres en braille ont été conçus pour ressembler autant que possible aux livres imprimés. Mais maintenant l'ordinateur a essentiellement aboli les limites de la forme, parce que l'information une fois numérisée peut être transmise à travers le son ou le toucher. Pour les personnes voyantes, la transition du texte imprimé au texte numérisé a été relativement subtile, mais pour beaucoup de personnes non-voyantes, l'évolution vers le texte numérisé est une tentative non souhaitée et non explorée. En s'efforçant de comprendre ce qui a été perdu, plusieurs membres de la fédération m'ont donné différentes interprétations de l'expression classique : « Scripta manent, verba volant » - Les écrits restent, les paroles s'envolent.

 

Rachel Aviv, « chercheuse Rosalynn Carter » pour le journalisme sur la santé mentale auprès du Centre Carter, écrit régulièrement sur l'éducation pour le New York Times.

 

« Le Louis Braille » est un magazine bimestriel disponible en braille intégral, en braille abrégé, sur CD DAISY avec voix synthétique, en gros caractères et par courriel. Il traite des sujets concernant les handicapés visuels, tels que situation sociale et professionnelle, présente les nouveaux matériels, contient les bulletins annonçant les nouveaux ouvrages entrés à la Bibliothèque Braille et au Livre Parlé, les nouveaux articles en vente au Service du Matériel Spécialisé, le calendrier de l'année suivante. L’abonnement annuel est de 31 € quel que soit le support. Pour toute information ou souscription, contacter le Service Abonnements, AVH, 5 rue Duroc – 75343 PARIS CEDEX 07 – revues@avh.asso.fr

 

 

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