Rendre hommage à des femmes qui ont conquis leur autonomie

Rendre hommage à des femmes, qu’elles soient célèbres ou dans l’anonymat, qui ont toutes réussi à conquérir leur autonomie au quotidien, malgré les difficultés.

Les premières femmes déficientes visuelles à sortir de l’anonymat sont Helen Keller, Anne Sullivan, Marie Heurtin.

Helen Keller

Helen Keller, née en 1880 est sourde, aveugle et muette dès son plus jeune âge. Elle découvre le monde extérieur grâce à l’apprentissage de la langue des signes au creux de la main. La jeune femme à la volonté de fer devient la première personne handicapée à décrocher un diplôme universitaire. Elle est aujourd’hui mondialement reconnue comme écrivaine et militante grâce à son autobiographie “Sourde, muette, aveugle : histoire de ma vie”. Elle a su sensibiliser à la condition des personnes handicapées au cours de ses nombreux voyages.

Photographie historique en noir et blanc d'Helen Keller jeune fille, vue de profil droit. Elle a de longs cheveux ondulés retenus par un fin serre-tête et porte une robe claire ornée de dentelle avec un bouquet de fleurs piqué au corsage. La légende indique "From a photograph by Bell, Washington".

Anne Sullivan

Anne Sullivan est l’institutrice malvoyante grâce à laquelle le monde aurait sans doute été privé du puissant message d’Helen Keller. Lorsqu’elle est employée par la famille Keller pour s’occuper de la jeune Helen alors âgée de 12 ans, celle-ci est considérée comme déficiente mentale car elle ne peut pas s’exprimer. Persuadée du contraire, Anne imagine des méthodes révolutionnaires utilisant les sens dont elle dispose, toucher, goût, odorat, pour l’éveiller au monde. Elle restera toute sa vie aux côtés de son élève et ami Helen Keller pour l’aider à accomplir son destin extraordinaire.

Illustration d'un timbre postal américain de 15 cents montrant Helen Keller jeune, de profil, tenant la main d'Anne Sullivan. Les deux femmes sont représentées dans un style de gravure orangé, symbolisant leur lien par la communication tactile.

Marie Heurtin

L’histoire de la française Marie Heurtin ressemble à celle d’Helen Keller. Née sourde et aveugle, elle entre à l’âge de 10 ans à Notre-Dame de la Sagesse, un établissement près de Poitiers qui accueille des élèves atteintes de la “triple infirmité, sourdes-muettes-aveugles". Son apprentissage démarre en palpant les objets de son environnement ce qui va lui permettre de les désigner. Puis, elle apprendra l’épellation des mots, le codage braille des caractères et enfin la prononciation. Ainsi, elle devient une “personne à part entière”, capable de s’occuper d’elle-même, d’avoir une vie sociale et relationnelle. Touché par l’histoire de cette femme, Jean-Pierre Améris réalisera, en 2014, un film sur sa vie.

Photographie ancienne en noir et blanc de Marie Heurtin, une jeune fille sourde et aveugle française. Elle porte une coiffe blanche traditionnelle et un col large clair, fixant l'objectif avec un léger sourire. Le portrait est présenté dans un cadre ovale.

Et aujourd’hui ?

Le combat pour l’autonomie continue.

Depuis plus d’un siècle, l’@association Valentin Haüy s’inscrit dans cette histoire en accompagnant les personnes aveugles ou malvoyantes vers plus d’indépendance :
 

  • Accès au braille et à la lecture adaptée
  • Formation et insertion professionnelle
  • Accompagnement social et culturel
  • Sensibilisation du grand public

Parce que derrière chaque parcours, il y a un potentiel à révéler. Et parce que l’autonomie n’est pas un privilège, mais un droit.

À lire aussi

Nos dernières actualités