Femmes aveugles ou malvoyantes : des parcours qui ont ouvert la voie à l’autonomie
Certaines femmes ont marqué l’histoire du handicap visuel brisant l’isolement et préjugés. Connues ou anonymes, elles ont prouvé qu’avec détermination et accompagnement, l’autonomie est possible.
Publié le 7 mars 2026
Rendre hommage à des femmes qui ont conquis leur autonomie
Rendre hommage à des femmes, qu’elles soient célèbres ou dans l’anonymat, qui ont toutes réussi à conquérir leur autonomie au quotidien, malgré les difficultés.
Les premières femmes déficientes visuelles à sortir de l’anonymat sont Helen Keller, Anne Sullivan, Marie Heurtin.
Helen Keller
Helen Keller, née en 1880 est sourde, aveugle et muette dès son plus jeune âge. Elle découvre le monde extérieur grâce à l’apprentissage de la langue des signes au creux de la main. La jeune femme à la volonté de fer devient la première personne handicapée à décrocher un diplôme universitaire. Elle est aujourd’hui mondialement reconnue comme écrivaine et militante grâce à son autobiographie “Sourde, muette, aveugle : histoire de ma vie”. Elle a su sensibiliser à la condition des personnes handicapées au cours de ses nombreux voyages.
Anne Sullivan
Anne Sullivan est l’institutrice malvoyante grâce à laquelle le monde aurait sans doute été privé du puissant message d’Helen Keller. Lorsqu’elle est employée par la famille Keller pour s’occuper de la jeune Helen alors âgée de 12 ans, celle-ci est considérée comme déficiente mentale car elle ne peut pas s’exprimer. Persuadée du contraire, Anne imagine des méthodes révolutionnaires utilisant les sens dont elle dispose, toucher, goût, odorat, pour l’éveiller au monde. Elle restera toute sa vie aux côtés de son élève et ami Helen Keller pour l’aider à accomplir son destin extraordinaire.
Marie Heurtin
L’histoire de la française Marie Heurtin ressemble à celle d’Helen Keller. Née sourde et aveugle, elle entre à l’âge de 10 ans à Notre-Dame de la Sagesse, un établissement près de Poitiers qui accueille des élèves atteintes de la “triple infirmité, sourdes-muettes-aveugles". Son apprentissage démarre en palpant les objets de son environnement ce qui va lui permettre de les désigner. Puis, elle apprendra l’épellation des mots, le codage braille des caractères et enfin la prononciation. Ainsi, elle devient une “personne à part entière”, capable de s’occuper d’elle-même, d’avoir une vie sociale et relationnelle. Touché par l’histoire de cette femme, Jean-Pierre Améris réalisera, en 2014, un film sur sa vie.
Et aujourd’hui ?
Le combat pour l’autonomie continue.
Depuis plus d’un siècle, l’@association Valentin Haüy s’inscrit dans cette histoire en accompagnant les personnes aveugles ou malvoyantes vers plus d’indépendance :
- Accès au braille et à la lecture adaptée
- Formation et insertion professionnelle
- Accompagnement social et culturel
- Sensibilisation du grand public
Parce que derrière chaque parcours, il y a un potentiel à révéler. Et parce que l’autonomie n’est pas un privilège, mais un droit.
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