Atelier découvertes sensorielles et écriture Mai 2026
Le Japon traditionnel
Publié le 1 juin 2026
Compte rendu atelier
Compte rendu de l’Atelier du jeudi 28 mai 2026
Le Japon traditionnel : Atelier tactile, sonore, gourmand
Pas d’atelier en juin
Reprise le Jeudi 24 septembre 2026 : Escapade en Pologne
Nombre de participants : 11
-Les objets ont été présentés sur des tissus japonais représentant une geisha et un acteur de théâtre japonais
-Nous avons dégusté : Petits pois au wasabi, gâteaux japonais variés pour l’apéritif, Mochi avec haricot rouge et cacahuète, petites douceurs au chocolat.
Le wasabi : Plante vivace originaire du Japon qui appartient à la même famille botanique que le raifort et la moutarde. On rappe sa racine. C’est un condiment qui fait partie de la culture japonaise et qui est traditionnellement utilisé dans la préparation des sushis depuis plus de 400 ans. Le mochi est fait à base de riz gluant pilé. Sa texture unique : élastique, moelleuse et légèrement collante
-Nous avons écouté : Des chansons japonaises :
1) Ma chère pleine lune : Un enfant s’adresse à la lune pour lui confier sa solitude.
2) Ciel embrasé : Une chanson de marche au crépuscule dans la nature
3) Sakura : La floraison des cerisiers en fleurs. Au japon, ils incarnent la beauté éphémère, la renaissance et l’émerveillement.
Objets à découvrir ont été les suivants:
Le Japon des traditions :
1) Une poupée Kokeshi en bois érable ou cornouiller (arbre à eau). Années 60-70 :
Originaires de la région de Gunma au centre du Japon. Elles sont apparues après la Seconde Guerre mondiale (vers les années 1940-1950). Une Kokeshi traditionnelle se définit par trois éléments : La forme : Elle n'a ni bras, ni jambes. Elle se compose d'un tronc cylindrique et d'une tête sphérique. Le matériau : Elle est exclusivement sculptée dans le bois (souvent du cerisier, de l'érable ou du cornouiller). Le bois est séché pendant plusieurs mois avant d'être tourné. Le visage : Quelques traits fins peints au pinceau suffisent à exprimer une émotion. Les yeux sont souvent de simples fentes, donnant un air serein et méditatif.
2) Les petits ciseaux à broder en forme de grues japonaises :
La grue japonaise : « Tsuru » en japonais. Symbole de longévité et de chance : Les grues sont associées à la paix, à la prospérité et à une vie longue et saine. Elles représentent aussi la fidélité et la joie. Espèce protégée : La grue du Japon aussi appelée grue à couronne rouge. Elle est considérée comme un trésor national et est strictement protégée. On la trouve principalement à Hokkaido.
Origine des ciseau à broder en forme de grue : Une origine médicale : Le "pince-nombril" : Au XIXe siècle, ces instruments étaient utilisés par les sages-femmes et les médecins. Leur fonction première était de clamper le cordon ombilical des nouveau-nés. clamper le cordon ombilical consiste à poser une pince (ou un "clamp") sur le cordon du nouveau-né pour interrompre la circulation sanguine entre le bébé et le placenta avant de le couper.
3) La poupée « Maiko » ou une apprentie Geisha : Poupée tissu et porcelaine :
Le nom « geisha » est composé de deux caractères que l’on peut traduire par « art » et « personne ». « Personne qui pratique les arts » Évocation du rôle de la geisha et de son art.
En 1712, l'ouverture des maisons de thé dans les quartiers de plaisirs marque le début du métier de geisha. Les premiers geishas étaient des hommes
En 1750 à Kyoto, les femmes remplacent peu à peu les hommes. À partir de 1800, toutes les geishas sont des femmes.
Les geisha et plus particulièrement les Maikos (apprenties) ont un maquillage très reconnaissable. Le teint est recouvert de blanc à l’aide de poudre de riz pour rappeler les masques japonais. La bouche est en partie teintée de rouge. Le regard est souligné de noir avec des touches de rouge au coin des paupières et sur les sourcils. Elles portent de longs cheveux noirs remontés en chignon traditionnel tenu par des épingles et agrémenté de décors floraux. Le « Hanamachi » : "Le monde des fleurs et des saules" Les Geishas vivent et travaillent dans des quartiers spécifiques appelés Hanamachi. Les plus célèbres se trouvent à Kyoto. On peut estimer à environ 500 euros à 1.000 euros le prix pour une prestation de 2 heures lors d'un banquet.
La poupée joue du Ko-tsuzumi (un petit tambour d'épaule) : Histoire de cet instrument
10) Une Bento en bois de Jujubier et son enveloppe le Furoshiki en soie brodée :
Le mot "Bento" viendrait du terme d'argot de la dynastie Song (Chine) signifiant "pratique", introduit au Japon par le chef de guerre Oda Nobunaga au XVIe siècle.
*1568–1600 : C'est l'apparition des boîtes en bois laqué. Le bento devient un objet esthétique utilisé lors des réceptions, de la cérémonie du thé ou pour accompagner les sorties pour admirer les cerisiers en fleurs
*Le furoshiki est le carré de tissu traditionnel utilisé pour emballer et transporter le bento (entre autres objets).
*Ère Edo (1603–1867) : Le bento se démocratisant, le furoshiki devient l'outil de transport universel. Il finit naturellement par servir d'emballage pour la boîte à déjeuner. Explication de la façon japonaise de remplir le bento. (Chacun déplie et replie le furoshiki sur le bento et le porte au poignet comme les japonais). Nota : Il existe une tradition appelée Aisai Bento (le "bento de l'épouse bien-aimée"). C'est un repas préparé avec amour par le conjoint, contenant parfois des messages mignons ou des décorations élaborées. À l'inverse, après une dispute, il existe le Shikajishi Bento ("le bento de la vengeance"), où l'on pourrait ne trouver que du riz blanc (cuit ou pas) avec un seul petit pruneau acide au milieu…
Le Japon et les chats :
11) Le chat « Miku » en bois de Camphrier daté entre 1950 -1970 probablement originaire de la région de Yamagata au Japon :
Au japon quand un objet à plus de 100 ans il acquiert une âme un esprit. On lui reconnaît un statut de membre de la maison. Miku signifie futur.
Yamagata : La région est entourée de montagnes, c’est l’une des principales destinations hivernales du Japon. Il y a plus de 1.000 ans les paysans de cette région durant les longs hivers sculptaient des objets ne pouvant s’occuper des champs. Ils utilisaient un couteau : le « sarukiri » C'est ce couteau qui permet de réaliser les incisions nettes et profondes que l’on sent sur le corps de « Miku. » La race représentée : Chat japonais de type "Zasthu" (gouttière), mais avec les traits faciaux du *Japanese Bobtail. *Le Regard : Ses yeux pleins et clos ne sont pas vides ; ils symbolisent la vision intérieure. C'est une entité spirituelle qui voit dans l'invisible. Sa Mission : « Miku » est une sentinelle. Placé en hauteur, il veille sur l'avenir du foyer et protège la maison des influences négatives.
*L'arrivée du chat au Japon est indissociable du sacré : Le chat introduit au Japon par la Chine au 6éme siècle avec le bouddhisme. Au VIe siècle, les chats n'ont pas été introduits comme simples animaux de compagnie, mais comme des employés du clergé. La mission : Les navires qui apportaient les précieux manuscrits bouddhistes (Sutras) de Chine transportaient aussi des chats. Leur rôle était de protéger ces textes en papier contre les rongeurs durant la traversée, puis dans les bibliothèques des temples au Japon. Spirituellement, le chat est le protecteur de la connaissance et de la parole du Bouddha. Pendant des siècles, le chat est resté un animal rare, réservé à la cour impériale et aux temples. *Le Bakeneko ou "chat monstrueux" est l'une des créatures les plus célèbres du folklore japonais. Explications.
12) Petit moine Jizo grès :
Jizō est un Bodhisattva, un être qui a atteint l'éveil mais qui a juré de ne pas devenir Bouddha tant que l'enfer ne serait pas vide. Le protecteur des faibles : Il est le patron des voyageurs, des femmes enceintes, mais surtout des enfants. Le voyageur des mondes : On dit qu'il descend dans les enfers pour secourir les âmes en peine. C'est pour cela qu'on trouve ses statues aux carrefours des routes : il aide à choisir le bon chemin, physiquement et spirituellement. Le crâne rasé : Comme un simple moine, pour être proche des gens ordinaires. Le visage : Il a souvent les yeux clos ou mi-clos et un sourire d'une douceur infinie. C'est l'incarnation de la compassion.
Renseignements généraux sur le Japon :
*Les écritures : Vers la fin du 4ème siècle, début du 5ème de notre ère, des immigrants Chinois débarquent au Japon depuis la Corée. Ils amènent avec eux leurs idéogrammes. À cette époque, le Japon ne disposait d’aucun système d’écriture. Les Japonais vont donc saisir cette opportunité et commencer à utiliser les idéogrammes chinois. Les idéogrammes chinois sont appelés kanji en japonais.
*Religions : Religions qui dominent le pays : le shintoïsme et le bouddhisme. Le shintoïsme : Le shintoïsme est fondé sur une croyance selon laquelle chaque être vivant ou objet est animé par un esprit.
*Les TORII : Des portes se dressent parfois sur les chemins menant aux sanctuaires shinto. La fonction première du torii est de servir de frontière entre le monde profane (le nôtre) et le monde sacré (celui des kami, les divinités). Le rouge vermillon est la couleur emblématique. Le rouge est censé repousser les démons et les mauvais esprits. La peinture à base de cinabre (qui contient du mercure) aidait historiquement à protéger le bois contre la pourriture.
Proverbes japonais:
« On commence à vieillir quand on finit d’apprendre », « L’échec est la voie du succès », « Pour réussir, il faut d’abord faire des erreurs.», « La vie est une bougie dans le vent », « Il n’y a pas de meilleur miroir qu’un ami véritable », « Le temps d'une vie est le même, qu'on le passe en pleurant ou en riant », « Demain est souvent le jour le plus chargé de la semaine »
Lecture de Haïkus : de *Matsuo Basho (1643-1694 ) *Buson Yosa (1716-1783) *Issa : 1763-1828)*Masaoka Shiki (1866-1909). Explications des Haïkus.
Propositions d’écriture :
*Imaginez que vous allez partir en voyage au Japon. Que voulez-vous visiter et pourquoi ?, *Écrire quelques haïkus sur le chat ou quelques lieux japonais, *Choisir un objet présenté et inventer une histoire ou il sera le héro, *Écrire un petit texte à partir des proverbes japonais. *Écrire une historiette sur un samouraï ou une geisha, *Écrire un texte libre où le Japon sera présent
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