Martine, bénévole au Musée Valentin Haüy

Depuis quelques mois, cinq nouveaux bénévoles se sont engagés au Musée Valentin Haüy pour permettre à cet écrin historique unique au monde de s’ouvrir à nouveau régulièrement au grand public. Rencontre avec Martine, étudiante en histoire de l'art et bénévole enthousiaste au Musée !

 

Prune, Fernanda, Aurore, Martine et Claude ont en commun la passion de l’art et l’envie de s’engager pour une cause associative. Ils ont tous les cinq répondus à l’appel de l’association Valentin Haüy cet été pour contribuer à faire vivre le Musée Valentin Haüy qui renferme près de deux siècles d’inventions et d’œuvre d’art ayant attrait à l’histoire de la cécité.

Rencontre avec Martine, bénévole à l’association depuis trois mois.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

J’étais médecin dans l’industrie pharmaceutique mais j’ai toujours été attirée par l’art. Lorsque j’ai dû quitter mon travail suite à un plan social en avril dernier, j’ai tout de suite pensé à me réorienter vers des études d’Histoire de l’art. Je me suis donc inscrite à la Sorbonne en première année de Licence Art et archéologie et j’ai postulé dans la foulée comme bénévole au Musée Valentin Haüy.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir bénévole au Musée Valentin Haüy ? 

Lorsque j’étais petite, j’allais tous les mercredi après-midi jouer à la poupée avec des petites filles aveugles. C’est quelque chose qui m’a marqué et m’a beaucoup plu. J’avais fait quelques missions bénévoles dans le cadre de mon entreprise et j’avais envie d’aller plus loin. Au départ j’avais dans l’idée d’accompagner des personnes déficientes visuelles dans les musées et puis je suis tombée sur l’annonce de bénévole au Musée Valentin Haüy.

Comment s’est passé votre première rencontre avec le grand public lors de la porte ouverte du Musée à l’occasion des Journées du patrimoine ?

Cela s’est très bien passé ! Etant seulement en première année, j’étais plus chargée de l’accueil des visiteurs et de leur présenter l’association. Nous avons eu beaucoup de monde et les gens étaient ravis de la visite, mais également de l’atelier braille que nous avions mis en place pour les enfants, et qui a finalement attiré des gens de tous les âges !

Quel est votre travail plus quotidien en tant que bénévole ?

Je viens une fois par semaine pour répertorier tous les objets du musée. C’est un travail très long, car le Musée regorge d’objets ! Il y a à la fois ce qui sont exposés mais également ceux qui sont conservés dans la réserve. Je me suis d’abord occupé des objets en lien avec la musique et des sculptures, et là je m’occupe plus particulièrement des lithographies. Il faut les mesurer, juger de leur état, l’auteur, la date, la numérotation lorsqu’il y en a une. Cela va nous permettre à l’avenir de moderniser le musée en créant par exemple des expositions thématiques. L’idée serait de pouvoir rouvrir enfin le musée en 2020 !

Que pensez-vous que ce musée peut apporter ?

Avant de venir ici, je ne connaissais rien la déficience visuelle mis à part ce que j'en avais appris pendant mes études, Braille, Hélène Keller et Marie Heurtin...

Musée Valentin Haüy, 5 rue Duroc, 75007, Paris.

A lire également

Conçue par la start-up GoSense et testée, conditionnée et diffusée par l’association Valentin Haüy, découvrez les avantages de ce nouveau produit « fabriqué en France », pour sécuriser encore plus les déplacements des personnes déficientes visuelles équipées d’une canne blanche.

 

À l’occasion de la Journée Nationale des Aveugles et des Malvoyants du 4 octobre, découvrez les différents parcours de vie de Lucette, Frédéric, Landry, Elise et Manuela. Tous ont fait appel à l’association Valentin Haüy qui, depuis 130 ans, accompagne les personnes déficientes visuelles dans les étapes de leur existence.